La langue officielle de la République est le français : c'est en français que les textes officiels sont publiés, et c'est dans cette langue que doit logiquement se dérouler la campagne officielle. J-L Mélenchon prône de débaptiser le français ; peut-être pour en faire un "Créluche", créole de Méluche. Dès lors, ce traître a-t-il droit de cité ?
Depuis Laval qui souhaitait la victoire de l'Allemagne, nul dirigeant de premier plan n'a injurié les Français comme J.-L. Mélenchon qui prétend ainsi représenter un peuple en lui interdisant de donner son nom à sa langue. L'effacement culturel qu’il appelle de ses voeux dans son Créoland n'est qu'un avatar de gauche du projet que portait Laval de dissolution de la France dans "l'Europe Nouvelle" hitlérienne. Ce dernier était à la tête du gouvernement, l'autre occupe bruyamment l'espace médiatique, mais nul Français lucide ne manquerait de voir en cela une trahison.
Durant les procès d'épuration, on a jugé des fonctionnaires pour avoir obéi à leur tutelle hiérarchique. Dans le cas de la trahison mélenchoniste, il n'existe nulle obligation statutaire de faire la campagne du traître. Au contraire, l'obligation civique serait plutôt de lui barrer la route par tous les moyens, si nos élites administratives et politiques étaient simplement capables de nommer l'évidence : trahison. Tous les relais des traitres mélenchonistes sont-ils doublement coupables ? A cet égard, il est instructif de relire les bilans des procès d'épuration...
Nous avons changé la constitution il y a quelques années de manière parfaitement superficielle. Si les candidats de 2027 avaient compris quelque chose au politique, ils commenceraient à s'interroger sur l'opportunité de définir constitutionnellement le citoyen. Les années 1790 ont fait toutes sortes de propositions au moment où la Révolution faisait émerger cette nouvelle entité politique. De nos jours, nous avons pléthore de candidats déclarés, mais aucun ne sachant définir les citoyens sensés voter pour eux. Tant que nul ne pensera le modèle de citoyenneté du XXI siècle, cette république sera vouée à la déliquescence, au mieux, à la guerre civile, au pire.
Réponse à internaute :
Effacer le nom est généralement la première étape avant d'effacer la chose. Sur la question institutionnelle, j'ai eu l'occasion d'écrire ailleurs. Passons. Même si les revendications de VIe République m'apparaissent comme un contresens historique absolu et une parfaite incompréhension de ce qu'a apporté la Ve République ( qui est malgré tout à réformer ), cela relève de questions politiques complexes dans lesquelles tout un chacun cherche des solutions, sans certitude absolue. Envisager que des points du programme LFIste sont défendables, pourquoi pas ? Là encore, cela relève de la gestion du complexe par le politique, et nul n'est infaillible. Mais débaptiser la langue française, cela ne relève pas du complexe, mais de la trahison évidente. Aucun représentant au monde ne se présente devant son peuple en lui disant qu'il est indigne de donner son nom à sa langue. Avoir en France cette exclusivité est une infamie qui en dit long sur la décomposition du corps social et la compromission des élites.