F. Bayrou a signé une biographie d'Henri IV, qui a réuni catholiques et protestants dans l'édit de Nantes. Confessionnalisation des territoires et conflictualisation du politique font de nouveau peser un risque pour notre paix civile ; de plus en plus pointé par nos dirigeants. Notre Béarnais actuel peut-il amorcer une sortie de crise par le haut ?
Bien entendu, ce n’est pas parce qu’une personnalité politique s’attribue une filiation spirituelle accommodante qu’il faut la lui reconnaître. En revanche, dès lors qu’il s’assigne une mission, cela donne des critères d’évaluation de ses succès et de ses échecs. Pourra-t-il consolider la communauté nationale en dépit des forces centrifuges ? Saura-t-il accorder au diapason de l’intérêt général des forces partisanes dissonantes ?
En outre, il ne s’agit pas ici de conduire une analogie de manière approfondie et rigoureuse. C’est un exercice délicat qui tourne souvent au non-sens historique. Quand on prend de tels parallèles pour ce qu’ils sont, des jeux de l’esprit, on peut en retenir l’essentiel, à savoir des orientations insoupçonnées pour la réflexion. Qui se souvient que les guerres de religion ne se sont pas soldées par une victoire des catholiques ou des protestants ? Qui mesure encore combien, derrière les controverses théologiques et cultuelles brandies en étendards, le nœud gordien était la loi : qui fait la loi ? Quelle loi ? Sur quels objets ? Pour assujettir qui ? Comment la fait-on appliquer ?...
Les politiques, parti minoritaire mais central, pour ne pas dire centriste, l’ont emporté avec l’édit de Nantes en renforçant l’autorité royale, son absolutisme. Toutes les chapelles plus ou moins fanatisées ont ainsi été ramenées de gré ou de force dans la grande messe à la gloire de l’Etat monarchique. A terme cependant, le roi Très Chrétien a réduit les places de sûreté protestantes et toute borne intérieure à son pouvoir, en renouvelant l’alliance ancestrale de la monarchie et de l’Eglise catholique.
Passons sur cette histoire à laquelle ce bref résumé ne rend pas justice. Tout le problème actuel est de rétablir la prééminence d’un Etat qui apparait de plus en plus impuissant et contesté, ainsi que l’efficience de son droit au service de l’intérêt général plutôt que de sectarismes faisant le jeu de toutes sortes de séparatismes. F. Bayrou, placé de son fait et par le contexte en position d’initiateur d’une refondation nationale, en aura-t-il le talent et les moyens ? Concernant le talent, chacun est juge ; lui le premier sans doute… Pour ce qui touche aux moyens, les données électorales apportent quelques éléments de réponse…
Le socialisme funambule, entre front républicain et NFP :
Réalisation du document, sources détaillées : https://www.youtube.com/watch?v=u3J8bWZWiIY
Typologie détaillée : https://www.youtube.com/watch?v=rmDo8yLXQxs
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