Voici plus de vingt ans que j'ai commencé à étudier la société française à travers les élections présidentielles. Malgré de nombreux aléas chronophages, dont la dissolution de 2024, je ne devrais pas avoir une élection de retard cette fois-ci ! Pour bénéficier de mon expertise des données et campagnes électorales... Abonnez-vous !
Dévitalisé ou décisif ? Fausse question, le front républicain est l'un et l'autre dans les circonscriptions les plus concurrentielles. Reste à déterminer la nature du républicanisme invoqué dans la confrontation d'étiquettes. Les données apportent de vraies réponses ; encore faut-il au préalable baliser le cadre conceptuel de leur mobilisation.
F. Bayrou a signé une biographie d'Henri IV, qui a réuni catholiques et protestants dans l'édit de Nantes. Confessionnalisation des territoires et conflictualisation du politique font de nouveau peser un risque pour notre paix civile ; de plus en plus pointé par nos dirigeants. Notre Béarnais actuel peut-il amorcer une sortie de crise par le haut ?
Autant le front républicain apparaît commodément dans les consignes de vote, autant il est plus difficile à discerner dans le foisonnement de réactions populaires. Data Realis a choisi de tordre les préférences des électeurs. Lesquelles se dégagent-elles des reports observables ? Le peuple souverain redéfinit-il le républicanisme avec autorité ?
La langue officielle de la République est le français : c'est en français que les textes officiels sont publiés, et c'est dans cette langue que doit logiquement se dérouler la campagne officielle. J-L Mélenchon prône de débaptiser le français ; peut-être pour en faire un "Créluche", créole de Méluche. Dès lors, ce traître a-t-il droit de cité ?
J.-L. Mélenchon a souillé le peuple de France en lui déniant le droit de donner son nom à sa langue, en le faisant entrer dans l'innommable. Désormais, en s'appuyant sur le collège de France, il s'attaque au siècle des Lumières, de "l'Europe française". Ce rayonnement de la France leur est-il insupportable au point de l'islamiser avec Averroès.
Soirée commémoration, parole présidentielle. D'emblée, un ton qui sonne faux, et une voix qui écorche désormais les oreilles. Au-delà, dans le creux satisfecit de rigueur, quelques éléments de bilan. Cette "guerre" est-elle bien conduite ? S'oriente-t-elle vers la victoire ou la défaite ? Réflexions.
Avec les linguistes atterrées, j'apprends que J.-L. Mélenchon n'est pas un linguiste. Admettons. Qu'il instrumentalise une notion de linguistique pour sa communication. Admettons. Que son contresens servirait aussi une réflexion de fond, constructive, sur des dimensions négligées de la langue française. Là, le ridicule tue... La gauche.
Quand tout un chacun revendique la victoire dans une défaite collective, le Boulevard Voltaire opte pour la science fiction. Que son prestataire Data Realis ait envisagé une majorité des extrêmes droites est une chose. Ses méthodes de calcul en sont une autre. L'absence d'examen critique est significative de l'incompétence des corps intermédiaires.
Le Boulevard Voltaire publie une carte et un graphique mesurant l'impact du front républicain 2024. L'entreprise Data Realis a traité cette commande en s'appuyant à la fois sur des sondages et sur les données disponibles, selon une méthode explicitée. Mes analyses exhaustives des résultats convergent-elles avec leurs conclusions ? Clarification.
Les millions d'électeurs ayant fait barrage au RN en juillet 2024 sont souvent invoqués, ainsi que leur message. S'agit-il plutôt de 2 ou 3 millions ? Ce nombre passe-t-il la dizaine de millions ? Il va de soi que sa signification peut beaucoup varier selon les masses engagées et selon les conditions d'expression de ce vote. Clarification initiale.
La réforme du quinquennat nous place en situation de présidentielle quasi-permanente. L’audition parlementaire de J-L Mélenchon passait pour son entrée en campagne. E. Philippe est officiellement en campagne depuis sa réélection à la mairie du Havre. Voici J. Bardella qui fait la Une de Paris Match avec une dynaste. 2027 : la peste ou le choléra ?
Après S. Bern, L. Deutsch, C. Bravo et B. Solo, voici que T. Sisley se pique d'histoire. Libération salue son initiative de déconstruction du roman national. La conscience d'une histoire de France n'est-elle pas déjà anéantie ? Le besoin le plus pressant n'est pas de donner le coup de grâce à un moribond, mais de favoriser une Renaissance.
P. Rosanvallon a dédié des séminaires de 2017 et 2018 au collège de France aux années 1968-2018 pour en dresser « une histoire intellectuelle et politique ». L’individualisme de singularité en est la notion transversale. Entre histoire et apologétique, la dimension normative de ces individualismes est occultée. Un blanc seing pour des autocrates ?
Israël attaque l’Iran, emballement médiatique. Les mises en contexte sont soit spatiales, soit temporelles, rarement les deux. Voici une carte qui détaille l’ensemble des conflits dans la région indo-pacifique. Les alliances et vues des dirigeants sont représentées, dans leur profondeur décennale. Répétition générale d'un cataclysme inéluctable ?