Archive, 27 fév. 2025 - Législatives 2024, front républicain - Quels républicains et anti-républicanismes ?

Dévitalisé ou décisif ? Fausse question, le front républicain est l'un et l'autre dans les circonscriptions les plus concurrentielles. Reste à déterminer la nature du républicanisme invoqué dans la confrontation d'étiquettes. Les données apportent de vraies réponses ; encore faut-il au préalable baliser le cadre conceptuel de leur mobilisation.

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6 min ⋅ 31/05/2026
  • Synthèse des observations instillées au fil des précédents articles :

Les données nous ont d’abord révélé que le front républicain est à la fois dévitalisé nationalement et parfois décisif localement ( entre 84 et 169 fois ). Ainsi affleurait une cooptation républicaine sous-jacente aux conjonctures électorales ( Source et méthodes ; FR : impacts en sièges ). L’étude d’impact du front républicain a été conduite de manière dialectique, en lien avec les estimations de Data Realis Conseil ; cela en partant des circonscriptions les moins inféodées aux reports de front républicain pour arriver à celles directement acquises par ce jeu de consignes et réappropriations locales ( FR : méthodes perso vs Data Realis ;  FR : votes témoignages & efficients ). Cela donnait l’occasion de constater que des électorats s’emparent de ce mot d’ordre même quand leurs candidats le désavouent. Enfin, il s’est agi de déterminer ce que peut être un gouvernement de front républicain, entre expériences avérées sur la base de majorités théoriquement larges ( ensemble des partis ayant bénéficié d’au moins un siège de front républicain ) et simulations de majorités étroites en devenir ( FR pour un gouvernement républicain ? ; FR et projet Bayrou ). Là encore, les jeux de chiffres ne peuvent pas occulter l’absence de ligne politique des partis alliés, à commencer par une définition commune du républicanisme ; par exemple au moyen de la constitutionnalisation de la citoyenneté.

En conclusion, nous allons employer les données, encore et toujours, mais plus dans l’optique d’identifier des forces, des mouvements de bulletins et d’opinions. Nous tenterons de discerner autant que possible la nature du républicanisme ; un peu comme les astronomes observent les trous noirs par leurs incidences sur leur environnement. Il s’agit bien de considérer ce qui est observable, mais en vue de qualifier ce qui échappe aux sens, ce qui n’est à proprement parler qu’une vue de l’esprit : l’essence républicaine ou non des mouvances politiques de la France actuelle. Pourtant, les discours politiques sont tellement imprégnés de références contradictoires qu’il faut dresser un rapide bilan des sous-entendus et implications des accusations d’antirépublicanisme et revendications de républicanisme.

  • Problème de régime ou de terminologie ?

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Par Jérémy Morel

Initié à la recherche en histoire, les candidatures "atypiques" aux présidentielles m'ont révélé une société civile foisonnante, diversement couverte par la presse. Dès lors, ces élections me sont apparues comme une entrée privilégiée dans l'histoire récente de la France. Analyser les représentations sans les confronter aux réalités avérées dans les urnes devenant stérile, j'en suis venu à développer des formules et méthodes d'analyse exclusives sur les données électorales.  Ces recherches engagées au milieu des années 2 000 ont attendu juillet 2024 pour franchir une première étape éditoriale. Mon travail éclaire la société française à l'aide de sources quantitatives d’une exhaustivité exceptionnelle : près de 70 000 bureaux de vote traités, cartes et graphiques variés… D'autres travaux sur la dernière présidentielle et sur toutes celles de la Ve République sont en cours de finalisation.

Cette première expérience éditoriale m'a révélé la nécessité de m'appuyer sur un minimum de communication, indépendante de ce que pourrait fournir un éditeur. Au même moment, la dissolution a bouleversé l'agenda électoral et mon quotidien : environ 10 mois de travail dédiés au cycle électoral 2024. Mes publications vidéos et articles équivalent largement à l'écriture d'un autre ouvrage...

J'ai dégoté un enregistreur vocal et produit mes premières vidéos en juin 2024 tant j'étais outré par la stupidité de la couverture médiatique de cette "séquence" électorale. Bouteilles à la mer... Depuis, je diversifie lentement mes supports et j'apprends à maîtriser des techniques de communication fortement éloignées de ma spécialisation, pour laquelle j'ai des compétences actuellement exclusives. Sans doute les chercheurs de sciences po sauraient-ils traiter les données comme je le fais, mais ils préfèrent la solution de facilité qui consiste à passer commande de sondages ; et la politologie de devenir sondageologie...

Plusieurs polémiques culturelles m'ont également happé : revendications mémorielles au nom de lectures très personnelles et biaisées de l'histoire, volonté de débaptiser la langue française ( je ne m'en suis pas encore remis )... Il m'est apparu nécessaire d'élargir le champ de mes publications à des sujets métapolitiques.

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