Archive - Singularisations et citoyenneté – Quelle loi expression de la volonté générale ?

P. Rosanvallon a dédié des séminaires de 2017 et 2018 au collège de France aux années 1968-2018 pour en dresser « une histoire intellectuelle et politique ». L’individualisme de singularité en est la notion transversale. Entre histoire et apologétique, la dimension normative de ces individualismes est occultée. Un blanc seing pour des autocrates ?

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11 min ⋅ 12/04/2026

Le cycle de conférences est entièrement disponible en ligne :

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/les-annees-1968-2018-une-histoire-intellectuelle-et-politique-i

https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/cours/les-annees-1968-2018-une-histoire-intellectuelle-et-politique-ii

Nul besoin de dire à la place de l’auteur quel est son projet. Ces conférences révèlent rapidement leurs qualités et leur limite principale. Pour les qualités, l’universitaire atteint son objectif de nourrir le débat public de nombreuses notions propices à rendre la société française mieux intelligible. La principale limite transparaît cependant très vite : les singularisations qu’il décrit sont systématiquement accolées à des termes élégiaques : « émancipation », « progressisme »…

Une seule fois au cours de ces heures d’analyse, il s’interroge sur la possibilité de faire société dans ce contexte de singularisations individualistes ; il esquisse donc un semblant de démarche critique, aussitôt évacuée. Il affirme alors, en substance et de mémoire, qu’il est en théorie possible de faire société sur ces bases, car les droits que l’on reconnaît aux autres sont garantis pour soi. Autrement dit, un jour, j’irai vivre en théorie, car en théorie, tout se passe bien.

  • Critique de la démarche et des conclusions de P. Rosanvallon s’agissant de l’individualisme de singularité :

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Par Jérémy Morel

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