Oups ! Désolé pour l’heure d’envoi, une erreur de manipulation !! :)
Par avance, voici le tableau récapitulatif du sondage employé et de ses incohérences estimées d’après ses valeurs ; les moyens mis en œuvre pour les détecter seront l’objet de plusieurs articles. Nous allons ici employer des outils basiques pour circonscrire les comportements abstentionnistes.
Dans cet article sur les abstentions venues du vote F. Fillon ( encadré en rouge dans le tableau ) nous examinons une enquête signée F. DABI et J. FOURQUET : « Présidentielle 2022 – Sondage jour du vote : Profil des électeurs et clés du scrutin (1er tour ) », pour l’IFOP et FIDUCIAL, en date du 10 avril 2022. Réalisée à Paris, elle se déploie dans 92 pages, dont quelques-unes nous concernent dès à présent : pages 4, 26, 28 pour les reports 2017-2022 ; nous reviendrons ultérieurement sur les pages 62, 64, 66, 68 au sujet des votes « utiles ».
Il faut souligner que les données complètes étaient disponibles au moment de la réalisation de cette rétrospective par ces grandes firmes. Nous connaissons surtout les sondages pour leurs classements prospectifs qui livrent des tableaux périodiques des forces en présence ( en fait une sorte de tiercé-quinté + récurrent jusqu’au soir du vote ). Ces représentations sont difficiles à critiquer faute de sources tierces évidentes ( sans être inexistantes ). Dans le cas de telles retranscriptions du passé, nous disposons d’alternatives pour mesurer les mêmes réalités. Il devient aisé d’ausculter les conclusions tirées de quelques milliers de témoignages compilés en contrepoint de dizaines de millions de résultats réels.
Dès lors, si nous constatons des erreurs grossières dans la modélisation des reports de voix effectués, cela met profondément en cause toutes les études prospectives qui rythment les campagnes électorales depuis les années 1960 ; et répondent déjà au rendez-vous de 2027. Le Conseil Constitutionnel a déjà, en 1974, dénoncé une tendance à orienter les choix des citoyens par des médiatisations fallacieuses des opportunités de succès ( p. 21 ). Au-delà, c’est la teneur de la chronique politique qui est affectée par l’émulation autour de ces oracles. Elle subordonne le débat d’idées à des arguties sur l’impact de l’actualité dans les variations de popularité fictive d’une part, à des stratégies de « vote utile » d’autre part.
Précisions méthodologiques.
D’abord, les mentions légales : l’enquête s’appuie sur « un échantillon de 3 784 personnes inscrites sur les listes électorales » ; lequel échantillon est extrait d’une compilation légèrement supérieure. Il se veut représentatif du corps électoral selon la méthode des quotas par sexe, âge, profession, lieu de résidence ( région et catégorie d’agglomération ). Les témoignages sont recueillis par « questionnaire auto-administré en ligne le 10 avril de 11 heures à 18 heures » ( p. 3, ci-dessus et dessous ). TF1, LCI, Paris Match et Sud Radio ont été les commanditaires.
Ensuite, il faut relever que cette synthèse a été revue et corrigée dans une version moins précise. Cela empêche premièrement d’adapter les variables sondagières au corps électoral, deuxièmement d’intégrer les résultats aux outils de redressement de données dont je dispose.
Enfin, les quatre premières pages sont identiques, mais les documents ici critiqués recèlent de menues différences :
Comme nous allons le voir, ces redressements tardifs ne changent rien au fond de l’argumentaire, car les erreurs détectées sont d’une plus vaste ampleur. Le premier document a été retenu car plus complet. Lui seul permettait une reconstitution détaillée des mouvements électoraux d’après les instituts de sondage.
Des principaux candidats 2017 à l’abstention 2022 : des erreurs plus importantes que celles calculées en tableau introductif.
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